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Chanson française
Chanson québécoise
À écouter et à lire
| Véran, Florence |
| Écrit par Frédérick Blais |
| Dimanche, 13 Janvier 2002 02:00 |
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Forte de plusieurs succès, dont Je hais les dimanches, Florence Véran s’est forgé une place à part dans la chanson française. Si elle ne compose plus aujourd’hui, ses chansons continuent de nous émouvoir, comme au premier jour.
Rencontres avec le destin Éliane Meyer, puisque c’est son véritable nom, naît à Paris, en 1922. Son père, un hôtelier de la région Blois, l’inscrit au conservatoire. La jeune fille, qui deviendra plus tard Florence Véran, se destine alors à une carrière de concertiste classique. Mais le destin voudra les choses autrement.
Grâce à son mari, le chanteur et comédien Marcel Véran, elle se met à composer des chansons et rencontre Rachel Thoreau, auteur et éditrice. Lucienne Delyle et Dany Dauberson enregistre, en 1949, une des premières chansons de la jeune débutante, intitulée Panama. Cependant, le succès vient l’année suivante avec André Claveau et Gigi. Cette chanson sera reprise par plusieurs autres interprètes, dont Tohama.
Grâce à l’éditeur Raoul Breton, cette fois, elle entre dans le cercle des intimes de Piaf. Cette dernière interprète Margot cœur gros, Les amants merveilleux, Traquée et Monsieur incognito. Avec Charles Aznavour, qui fait lui aussi partie de l’univers de la grande dame de la chanson, Florence Véran crée Je hais les dimanches. Même si Édith Piaf a enregistré la chanson, c’est Juliette Gréco qui en fera un succès, en 1952. Par ailleurs, la muse de Saint-Germain-Des-Prés interprétera en 1958, L’amour est un péché (aussi chanté par André Dassary) et, en 1968, Le roi misère.
Toujours pour Charles Aznavour, elle compose la musique d’une chanson intitulée Le noyé assassiné. Philippe Clay, qui l’enregistre, en 1954, en fait un succès. Parmi les interprètes d’alors, Renée Lebas figure en bonne place. Elle chante Pour rien au monde (1951), On m’a donné une âme (1953, reprise par Mouloudji) et Bal de nuit.
Parallèlement à sa carrière de compositrice, Florence Véran enregistre plusieurs disques et monte même sur scène. D’abord à l’Olympia avec Lionel Hampton, puis à Bobino avec les Frères Jacques. Elle remplace également Jacqueline Joubert, à la télévision, dans La joie de vivre. Elle se souvient y avoir interprété Nini peau de chien, célèbre chanson d’Aristide Bruant. Enfin, sa fille, Marianne Mille, fit partie d’un duo avec Maurice Dulac, au début des années soixante-dix. Comme quoi, les enfants d’artiste héritent souvent du talent de leurs parents.
Merci de m'aider à compléter cette discographie.
1955. Florence Véran présente ses chansons. - (33 tours Pathé AT1047)
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| Mise à jour le Samedi, 14 Mars 2009 08:08 |