
Photo : Patrick Bertrand / Photothèque Rancurel
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À écouter et à lire
| Papadiamandis, Pierre |
| Écrit par Frédérick Blais |
| Dimanche, 02 Décembre 2001 02:00 |
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La carrière de Pierre Papadiamandis est intimement liée à celle d’Eddy Mitchell. Depuis plus de 30 ans, les deux hommes collaborent ensemble et ont créé plusieurs succès de taille dont J’ai oublié de l’oublier et Couleur menthe à l’eau sont deux exemples.
Entre classique et jazz Pierre est né en 1937 (ou en 1941, selon certaines sources consultées), à Paris. De ses parents, qui sont originaires de l’Anatolie, en Grèce, le compositeur garde une attirance marquée pour la musique grecque et turque. Il avoue aimer particulièrement les blues des pêcheurs du Pirée. Il commence à apprendre le piano classique à l’âge de cinq ans, puis se passionne pour le jazz.
Pendant ses années d’adolescence, à Nogent-sur-Marne, Pierre fait partie d’un groupe de musicien. Plus tard, il devient caméraman pour la firme Gaumont. Parallèlement, le compositeur commence à se produire dans les boîtes de nuit de Paris. C’est dans ce dur milieu qu’il réalise qu’il ne sera jamais un grand jazzman.
C’est alors qu’un de ses copains, Jeff Sefer, saxophoniste pour Eddy Mitchell, lui propose d’intégrer l’orchestre du chanteur en tant que pianiste. Après un spectacle à l’Olympia, où il accompagne Antoine en première partie de James Brown, Pierre décide de sortir sa première composition de ses tiroirs et de la montrer Eddy. Cette composition deviendra leur premier succès commun : J’ai oublié de l’oublier, en 1966. Ce premier succès sera le prélude à une longue et fructueuse collaboration.
Pierre compose également des chansons pour d’autres artistes, pendant cette période. En 1971, Dick Rivers enregistre Bye bye Lily. Suivront Pardon si tu m’aimes et Pour l’impossible. C’est également en 1971, que le succès revient pour Eddy Mitchell et son compositeur avec C’est facile et En revenant vers toi. Cette dernière chanson a même faillie être enregistrée par Elvis Presley, mais ne sera finalement pas retenue par l’artiste.
Après avoir composé pour Eddy deux chansons sans succès, Je ne deviendrai jamais une superstar (1975) et Je vais craquer bientôt (1976), Pierre crée des chansons qui figureront parmi leurs plus grands succès : La dernière séance, La fille du motel (1977). Entre temps, Françoise Hardy a droit à L’impasse, qu’elle enregistre sur l’album Star produit par Gabriel Yared.
Pendant la décennie suivante, Eddy Mitchell fait toujours partie des interprètes du compositeur : Lèche bottes blues (1989), Rio Grande (1993), Dix-huit ans demain (1993), Un portrait de Norman Rockwell (1996). Pierre Papadiamandis collabore également avec Michel Delpech, en 1995 ; il signe deux chansons de l’album Le roi de rien.
Merci de m'aider à compléter cette discographie.
1976. (45 t Barclay 62301, paru sous le nom de Diamandis)
Merci à Pascal Gavillet pour sa collaboration à cette page.
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| Mise à jour le Vendredi, 06 Mars 2009 13:32 |