
Avec Édith Piaf (Photo : Chorus no 38, hiver 2001/2002)
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Chanson française
Chanson québécoise
À écouter et à lire
| Contet, Henri |
| Écrit par Frédérick Blais |
| Samedi, 27 Avril 2002 02:00 |
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Parolier célèbre d’Édith Piaf, cet auteur de talent a aussi écrit des chansons pour Lucienne Delyle, Yves Montand et plus tard, pour Richard Anthony et Régine. Son répertoire se compose d’innombrables chansons immortelles.
La grande Piaf Henri Contet naît en 1904 à Anost, dans le Saône-et-Loire. Il étudie à l’école supérieure d’électricité, puis devient ingénieur. Il quitte l’emploi qu’il occupe à la compagnie des téléphones pour se consacrer au cinéma et au journalisme. C’est sur le tournage d’un film qu’il rencontre, pendant la guerre, Édith Piaf.
Pour elle, il amorce avec succès une carrière d’auteur : C’était une histoire d’amour (1942), Monsieur Saint-Pierre (1944), Y’a pas de printemps (1944). Piaf chantera aussi Padam padam (1952, repris dans une version parodique par les Chaussettes noires sous le titre de Madame madame, en 1961), Bravo pour le clown (1953), T’es beau, tu sais (1958) et bien d‘autres titres moins connus.
À la libération, Henri Contet est un auteur en vogue écrivant pour Simone Langlois (Un air d’accordéon, 1947), Léo Marjane (C’est pour ça, C’était écrit, 1948), les Soeurs Étienne (Civilisation, 1948), Marie-José (Vous que j’aimais, 1949). C’est également pendant cette époque que plusieurs interprètes fétiches de l’auteur commenceront à le chanter : Lucienne Delyle (Ça me suffit, 1949, Le monsieur aux lilas, 1952, aussi chanté par André Claveau, Ça marche, 1953, Le clocher de notre amour, 1956, Au soleil de mai, Chanson vagabonde), Jacqueline François (Mademoiselle de Paris, Pour lui, 1948, De temps en temps, 1950), Georges Guétary (Boléro, 1949, Dans ma vie, 1956, Le coeur en balançoire, 1956, Si bien dans l’ombre) et Yves Montand (Ce monsieur-là, Ma gosse, ma petite môme, 1948, Le carosse, Quand on se balade, 1958), par exemple.
L’auteur signe également plusieurs chansons pour Patrice et Mario, dont La chanson de nos vingt ans (1949), La fête aux lanternes (1950), Montagnes d’Italie (1952), Frimousse, Plume au vent etc. Pendant les années cinquante, Yvette Giraud enregistre Je n’ai qu’un amour au monde (1951), Les amours de printemps (1953) et La Saint-bonheur (1953).
À la fin de la décennie, de nouvelles voix apparaissent et l’auteur va écrire pour certaines d’entres elles dont Jacqueline Danno (Un vieux refrain), Pia Colombo (Cependant, Tique taque, Mon coeur est dans un nuage) et Richard Anthony (C’est le jeu, 1959).
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| Mise à jour le Dimanche, 01 Mars 2009 19:47 |