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Chanson française
Chanson québécoise
À écouter et à lire
| Demarny, Jacques |
| Écrit par Frédérick Blais |
| Dimanche, 13 Janvier 2002 02:00 |
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Il est impossible d’évoquer Jacques Demarny sans nommer Enrico Macias. Ces deux hommes partagent des dizaines et des dizaines de succès, dont Enfants de tous pays, Malheur à celui qui blesse un enfant et Les millionnaires du dimanche.
Les frères Demarny est les premiers interprètes
La carrière de Jacques Demarny, qui est né à Paris en 1925, commence en 1947, année où il monte un numéro de Duettiste avec son frère Jean. Les deux frangins enregistrent plusieurs disques et chantent dans divers music-halls de la capitale. L’aventure dure jusqu’en 1959, où suite à leur séparation, Jacques décide d’écrire pour les autres.
Le succès ne vient qu’avec un ancien instituteur venu d’Algérie et qui se lance dans la chanson, Enrico Macias. Leur première chanson commune, Enfants de tous pays, est un véritable succès populaire, en 1963. La même année, Enrico enregistre La femme de mon ami, suivie, en 1964, de Notre place au soleil. Jacques Demarny collaborera avec Enrico pendant de longues années encore, signant, seul ou avec d’autres auteurs, la majorité des textes de l‘artiste.
Pendant les années soixante, de nombreux interprètes enregistrent les chansons de Jacques Demarny dont Mathé Altéry (Je peux te le dire, Tant de chance, Sans dire un mot), Dalida (Modesty, 1966), Colette Deréal (Ave Maria, C‘est toujours pareil, Il n‘y a pas de mal, Quand je jouais cet air-là), Georges Guétary (C’est toi que j’attendais, 1966, Lequel des deux préfères-tu?), Georgette Lemaire (À deux à nous deux), Mireille Mathieu (À coeur perdu, Quand on pense à l‘amour, 1968), Tino Rossi (Quand minuit sonne), Théo Sarapo (Oui je veux vivre), Sheila (Le pipeau), Téréza (Viens me retrouver), Michèle Torr (Pour quelques roses, Pour toi, 1970) et Sylvie Vartan (Deux bateaux, 1969).
Parmi les interprètes fétiches de l’auteur, outre Enrico Macias, il faut citer Daniel Guichard. En effet, grâce à Jacques Demarny, le chanteur enregistre quelques beaux fleurons de son répertoire, dont certains sont cruellement méconnus : Je t’aime tu vois (1974), À quoi bon chercher (1976), Avant toi, après toi (1976), Le bonheur de vivre en commun (1976), Je n’ai pas le coeur à sourire (1976), Un jour de la vie (1976), Vieillir ensemble (1976), Elle n’est pas jolie, elle est mieux que ça (1978), Pose ta valise (1978), Ce n’est pas à Dieu que j’en veux, C’est très difficile de faire une chanson, La découverte et Je vis ma vie, entre autres.
Parmi les interprètes des années soixante-dix, figurent également Frida Boccara (Un enfant de France), Christine Chartrand (Un amour ça peut mourir, 1971), Pierre Groscolas (Laisse-moi tranquille, 1975), Lenny Kuhr (Jésus Christo, 1971, aussi chanté par Romuald, Tout ce que j’aime, 1973, Cet amour c’est la vie, 1974), Vicky Leandros (Ce matin-là, 1976), David Martial (Écris-moi, pense à moi, 1978), Gilles Olivier (Ça n’a rien d’étonnant, Deux comme nous, 1975), Nicole Rieu (La maison de sable, 1975) et Rika Zaraï (Il n’y a que l’amour qui peut sauver le monde, 1969, Jouez musiciens, 1970, Tous les matins).
Jacques Demarny s'éteint le 12 janvier 2011, à l'âge de 85 ans.Ses mots étant désormais ancrés dans notre mémoire collective, gageons qu'on les chantera encore dans cinquante ans.
~Macias, Enrico ; Demarny, Jacques. - Non, je n'ai pas oublié - Propos d’Enrico Macias recueillis par Jacques Demarny. - R. Laffont, 1982. - 346 p. - Collection Vécu.
Merci de m'aider à compléter cette discographie.
195?. (78 tours Saturne 3017)
Merci à André Decerf pour sa collaboration à cette page.
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| Mise à jour le Lundi, 24 Janvier 2011 20:23 |