
Avec Maurice Vidalin (à gauche), Photo : Chorus no 38 Hiver 2001/2002
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Chanson française
Chanson québécoise
À écouter et à lire
| Datin, Jacques |
| Écrit par Frédérick Blais |
| Mercredi, 19 Juin 2002 02:00 |
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On doit au compositeur Jacques Datin les mélodies de certaines des plus grandes chansons des années cinquante et soixante. Parmi ses plus grands succès, figure Tais-toi Marseille, Le jazz et la java et Le petit garçon. Les plus grands noms de la chanson ont mis leur talent au service de ce compositeur qui nous a quittés trop tôt.
De pianiste à compositeur Jacques Datin est né à Saint-Lô, en 1920. Il amorce très tôt des études musicales. Ce n’est donc pas étonnant qu’une fois adulte, il devienne pianiste. Parallèlement, il exerce également le métier de contrôleur des contributions. Il rencontre Maurice Vidalin qui le pousse à se lancer dans la chanson. Plus tard, les deux hommes créeront de nombreux succès ensembles.
Les premiers interprètes du compositeur se nomment Marie Bizet (Elle a perdu son petit panier, 1954), Tino Rossi (Les amants de la belle étoile, 1955), Danielle Darrieux (Pénélope) et Dario Moreno (La montagne de l’amour).
Les grandes chansons À la fin des années cinquante, il compose pour Yvette Giraud (Les amoureux, 1958), Juliette Gréco (On s’embrassera, 1959, Une feuille d’automne), Colette Renard (Zon zon zon, 1957, Tais-toi Marseille, 1958), Patachou (Entre Pigalle et Blanche, 1958, Carmen), Philippe Clay (Un fil sous les pattes, 1957, Paris Parisse, 1961, La chasse) et John William (Il riait).
En 1961, Jacques Datin compose Nous, les amoureux, chanson présentée à l’Eurovision pour le Luxembourg. La chanson, qui est interprétée par Jean-Claude Pascal, remporte le premier prix. Isabelle Aubret la reprendra et mettra une autre chanson du compositeur à son répertoire : Le gars de n’importe où (1961). Toujours en 1961, Mouloudji crée La java de la Varenne, une chanson qui sera reprise par Philippe Clay.
La vague yé-yé passée, ce dernier est interprété par Georgette Lemaire (La terre), François Deguelt (Che Guevara, 1967), Gilles Dreu (La mégère apprivoisée, 1968, L’ombre, 1969), Régine (Il m’a laissé deux cigarettes, 1968, Balayeurs balayez, 1971, Kafka, c’est dansant, 1971, L’accident) et Michel Delpech (Les hirondelles sont parties, 1968, Les pies, Il y a des jours où l’on ferait mieux de rester au lit, On ne meurt qu’une fois, 1969).
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| Mise à jour le Lundi, 02 Mars 2009 14:24 |