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Chanson française
Chanson québécoise
À écouter et à lire
| Buggy, Vline |
| Écrit par Frédérick Blais |
| Dimanche, 03 Mars 2002 02:00 |
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Bien que la plupart des auteurs de chansons soient méconnus, certains ont réussi à se faire remarquer par le public. Parmi ceux-ci, Vline Buggy s’est forgé une place à part dans la chanson française. Cependant, plusieurs ignorent que derrière ce nom connu se cache une femme.
Duo d’auteurs au féminin L’histoire commence avec un papa parolier qui travaille souvent avec Vincent Scotto, Géo Koger. Ses deux filles, Liliane et Évelyne se lancent tout naturellement sur les traces de leur père. Les deux filles choisissent leur nom au hasard en mettant plusieurs possibilités dans un chapeau.
C’est ainsi que Vline et Buggy, puisque c’est le nom choisit, écrivent des chansons pour Georges Ulmer (Nicole, 1947, L‘amour et l‘argent, en duo avec sa femme Betty), Anny Gould (Je crois rêver, 1955), Yves Montand (Le puits) et Luis Mariano (Encore, chanson également chantée par Lucienne Delyle). Le succès se fait cependant attendre jusqu’en 1961, année de C’est pas sérieux, chanté par Les chats sauvages.
Les premiers succès Malheureusement, l’aînée des deux soeurs, Évelyne, souffre depuis plusieurs années d’une maladie intestinale. Le 14 avril 1962, elle meurt des suites de sa maladie. Liliane, convaincue qu’elle doit poursuivre sa route en chanson, réuni les deux noms et devient Vline Buggy. Cependant, comme elle se retrouve seule avec un enfant à charge, elle doit travailler chez un installateur de cuisine ; la chanson ne lui permet pas encore de gagner sa vie. Ce n’est qu’en 1964 que l’auteur pourra vivre de sa passion.
À cette époque, qu’on appelle le temps des copains, Vline Buggy signe des chansons pour Frank Alamo (Ma biche, 1964, File, file, file, 1965), Johnny Hallyday (La bagarre, 1962, Le pénitencier, 1964, Mon fils, Je l‘aime), Monty (La fête au village, Pour une marionnette), Sheila (Une femme) et Hervé Vilard (Les anges du matin, Après tant d’amour, Derrière le mur de la maison).
Au début des années soixante-dix, l’auteur signe les premiers tubes de Michel Sardou : Les bals populaires, Et mourir de plaisir et J’habite en France (toutes trois de 1970). À la même époque, Marcel Amont enregistre Benjamin le bienheureux (1971) et Sur ton coeur, j’ai posé mon visage (1971).
Toujours pendant les années soixante-dix, l’auteur devient découvreuse. Sa première découverte se nomme Linda De Suza. Cette dernière interprète Le Portugais et Les oeillets rouges, entres autres. Parmi les autres découvertes de Vline Buggy figurent également Nathalie Lhermitte (Il y a des jours comme ça) et Herbert Léonard.
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| Mise à jour le Vendredi, 27 Février 2009 20:19 |